Σάββατο, 7 Νοεμβρίου 2015

CHARLES BAUDELAIRE





 Étienne Carjat, Portrait of Charles Baudelaire, circa 1862


 Επιμέλεια: Myrto Zacharopoulou
1/10/2015

Ο Samuel Barber (1910-1981)είναι ο Αμερικανός συνθέτης που βραβεύτηκε δυο φορές με το βραβείο Πούλιτζερ.
Τη μια φορά για την όπερα του “Vanessa(1956-1957) και την άλλη για το κονσέρτο του για πιάνο και ορχήστρα(1962).
Κυρίως όμως είναι γνωστός για το έργο του “Adagio for strings opus 11”,σε μια σύνθεση του 1936.

Ο Charles Baudelaire είναι ένας από τους μεγαλύτερους ποιητές όχι μόνο της Γαλλικής αλλά και της παγκόσμιας λογοτεχνίας.
Μας συνεπαίρνει με τη ποιητική του τέχνη στο ποίημα του “Le chant d'automne”.
O Βarber συνθέτης του περασμένου αιώνα με το μελαγχολικό του ύφος,συναντάται με τον ποιητή του προπερασμένου αιώνα στο VIDEO που ακολουθεί.


Charles Baudelaire (1821-1867)
“Chant d'automne”
 
I
Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.
Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.
J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.
Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.
II
J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.
Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.
Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !





















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